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L’AVC

L’AVC

Qu’est-ce qu’un AVC?

Un AVC est une perte soudaine de la fonction cérébrale. Elle est provoquée par l’interruption de la circulation sanguine à l’intérieur du cerveau (AVC ischémique) ou par la rupture d’un vaisseau sanguin à l’intérieur du cerveau (AVC hémorragique). L’interruption de la circulation sanguine ou la rupture de vaisseaux sanguins provoque la mort des cellules cérébrales (neurones) de la région affectée. Un accident vasculaire cérébral constitue une urgence médicale. Reconnaître les signes avant-coureurs et réagir immédiatement à leur apparition

Quelles sont les conséquences d’un AVC sur le cerveau?

Dans un petit nombre de cas, des dommages au cerveau ressemblant à ceux d’un AVC peuvent se produire lorsque le cœur cesse de battre (arrêt cardiaque). Plus longtemps le cerveau manque d’oxygène et d’éléments nutritifs apportés par le sang, plus grands sont les risques de dommages permanents au cerveau. On appelle généralement ce problème une lésion acquise du cerveau.

Quels sont les types d’AVC?

Il existe deux types principaux d’AVC : ceux provoqués par des caillots sanguins (AVC ischémique) et ceux provoqués par une hémorragie (AVC hémorragique). Lorsque des caillots sanguins obstruent la circulation sanguine dans le cerveau pendant un court laps de temps, une ischémie cérébrale transitoire (ICT) ou mini-AVC peut survenir. Tout le monde peut subir un AVC, y compris les bébés et les enfants (AVC pédiatrique).

Comprendre le cerveau et les effets d’un AVC

Le cerveau, ou encéphale, est l’organe le plus complexe du corps humain. Il est composé de plus de 100 milliards de cellules nerveuses spécialisées appelées neurones et agit comme centre de commande de tous vos gestes, pensées, perceptions et paroles. Ces neurones ont besoin des vaisseaux sanguins pour s’approvisionner en oxygène et en éléments nutritifs. Les neurones ne peuvent ni se multiplier ni se reconstituer.

Différentes parties de l’encéphale régissent différentes fonctions. Lorsqu’une personne subit un accident vasculaire cérébral (AVC), les fonctions touchées dépendent de la région de l’encéphale qui a été endommagée et de l’étendue des dommages. Connaître les fonctions des diverses parties du cerveau permet de comprendre à quel point les effets d’un AVC peuvent varier d’une personne à l’autre.

Quels sont les symptômes ?

Certains signes, correspondant aux zones les plus fréquemment touchées, doivent faire penser à l’AVC :

Un engourdissement, une faiblesse ou paralysie brutale d’un bras, d’une jambe, du visage ou d’une moitié du corps (c’est l’hémiplégie) faiblesse d’une moitié du corpsl

Des difficultés à parler (aphasie)

Un trouble de la vision

Des troubles de l’équilibre, de la coordination ou de la marche

Mal de tête sévère et soudain n’ayant aucune cause connue

Ces signes doivent alerter même s’ils sont brefs et s’ils régressent en quelques minutes. Il faut agir le plus rapidement possible avant que les lésions ne soient irréversibles. Une minute de perdue, c’est deux millions de neurones détruits.

Après un AVC : quelles séquelles, quels risques ?

La sévérité d’un AVC est variable, allant de l’accident ischémique transitoire qui régresse en quelques minutes sans laisser de séquelle, à l’AVC gravissime conduisant au décès en quelques heures ou quelques jours, en passant par l’AVC qui laissera des séquelles définitives plus ou moins lourdes. Globalement, on estime qu’un an après l’accident 30 % des patients sont décédés. Parmi les survivants, environ 60 % récupèrent une indépendance fonctionnelle alors qu’environ 40 % gardent des séquelles importantes, remettant en cause leur autonomie dans leur vie quotidienne.

Les séquelles les plus fréquentes et invalidantes sont l'hémiplégie et l’aphasie (trouble du langage oral et écrit, affectant l'expression et la compréhension). La majorité des patients récupère leur capacité à marcher (plus ou moins « bien »), mais le contrôle de la motricité du bras et de la main reste souvent altéré. Chez environ un tiers des patients une aphasie sévère limitant la communication persiste. Un autre tiers récupère suffisamment pour communiquer correctement, malgré des séquelles. Le dernier tiers ne montre que des séquelles discrètes, qui peuvent néanmoins s’avérer invalidantes.

Par ailleurs, les patients qui ont été victimes d’un premier AVC doivent faire face à divers risques de santé. Leur suivi est particulièrement important pour les prévenir ou les dépister à temps. La survenue d’un nouvel AVC ou d’un accident vasculaire localisé en dehors du cerveau, en particulier celle d’un infarctus du myocarde, est par exemple plus fréquente chez ces patients que dans la population générale. L’importance de ce risque et les mesures à mettre en œuvre pour prévenir les récidives dépendent de la cause du premier accident, d’où l’importance d’un bilan diagnostique initial précis. Selon les cas, la prise en charge de l’hypertension artérielle ou de l’hypercholestérolémie, l’administration de médicaments antiplaquettaires ou anticoagulants, le traitement chirurgical (ou par voie endovasculaire) de sténoses artérielles ou de malformations vasculaires, permettent de diminuer significativement le risque de récidive.

D’autres risques à dépister sont notamment :

  • La dépression, qui survient chez environ 30 % des patients dans l’année suivant un AVC. Elle va non seulement altérer la qualité de vie du patient, mais aussi sa capacité à récupérer de l’AVC.
  • Le déclin cognitif (ou une démence), dont les risques sont augmentés après un AVC.
  • Des crises d’épilepsie liées à la cicatrice cérébrale de l’AVC. Ces crises sont en général faciles à contrôler par un traitement simple.