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AMELIORER SA MEMOIRE

La mémoire élargit notre univers. Sans elle, la perception de la continuité n’existerait pas et, chaque matin, c’est l’image d’un inconnu que nous renverrait le miroir. Chaque journée, chaque évènement, serait vécu isolément ; nous ne pourrions ni apprendre du passé ni nous projeter dans le futur.

Comment se fait-il qu’après plusieurs mois, des oiseaux soient capables de se rappeler où ils ont stocké des graines pour l’hiver, alors qu’à nous, il nous arrive d’oublier où nous avons laissé nos clés il y a 1 heure ?

Une mémoire défaillante…voilà une plainte qu’on entend souvent. Cependant malgré ses imperfections, le cerveau humain possède une étonnante capacité d’apprentissage et de mémorisation. Le tout est d’utiliser au mieux notre potentiel.

Comment améliorer sa mémoire ?

La mémoire suppose trois phases : l’encodage, le stockage et la récupération. Lorsqu’il capte une information, le cerveau l’encode et l’enregistre. Cette information peut ainsi être stockée en vue d’une récupération ultérieure. La mémoire est défaillante lorsque l’une de ces trois phases échoue.

On distingue différents types de mémoires.

Citons la mémoire sensorielle, la mémoire à court terme et la mémoire à long terme.

La mémoire sensorielle reçoit des données par le biais du stimuli que des sens comme l’odorat, la vue ou le toucher, déclenchent. La mémoire à court terme, dite aussi mémoire de travail, conserve quelques instants de petites quantité d’informations. C’est elle qui nous permet de faire une addition mentalement de retenir un numéro de téléphone assez longtemps pour le composer, ou de nous souvenir de la première partie d’une phrase pendant que nous lisons ou écoutons la deuxième partie. Mais comme nous le savons, la mémoire à court terme a ses limites.

Si vous souhaitez stocker des données de façon permanente, il faut faire intervenir la mémoire à long terme. Comment faire ? Voici quelques règles utiles.

L’intérêt. Entretenez de l’intérêt pour le sujet concerné et penser aux raisons que vous avez de le garder en mémoire. Comme vous en avez peut-être déjà fait l’expérience, on mémorise mieux lorsque les sentiments sont impliqués.

L’attention. La plupart des défaillances de la mémoire signalent des défaillances de l’attention.

Comment donc être attentif ? Impliquez-vous et lorsque c’est possible, prenez des notes. Non seulement vous resterez concentré mais vous pourrez également revoir vos notes plus tard.

La compréhension. Il est peu probable que vous mémorisiez, même partielles, un enseignement ou une idée que vous ne comprenez pas. La compréhension met en lumière les liens entre des éléments distincts et les assemble en un tout logique. Ainsi quand un élève en mécanique comprend le fonctionnement d’un moteur, il en mémorisera plus facilement les différentes pièces.

L’organisation. Catégorisez les concepts similaires ou les éléments liés entre eux. Il est par exemple, plus facile de se souvenir d’un liste de provisions classées par catégorie (viande, légumes, fruits, etc.).Fractionnez également l’information en ensembles, mieux assimilables, de cinq à sept données au maximum. Les numéros de téléphone sont généralement divisés en plusieurs séries de chiffre et sont ainsi plus faciles à retenir. Enfin, il peut être utile de classer votre liste dans un certain, comme l’ordre alphabétique.

La récitation ou verbalisation. En répétant à voix haute ce que vous voulez mémorisez (un mot ou une expression dans une autre langue, par exemple), vous renforcerez vos liaisons nerveuses. Comment ? Tout d’abord, le fait de prononcer les mots vous oblige à vous concentrer. Ensuite, il vous permet de connaitre immédiatement la réaction de votre professeur. Enfin, lorsque vous écoutez même s’il s’agit de votre propre voix, d’autres parties de votre cerveau entrent en jeu.

La visualisation. Faites-vous une image mentale, ou même un croquis sur papier, de ce que vous souhaitez mémoriser. Comme la verbalisation, la visualisation fait intervenir d’autres zones de votre cerveau. Plus le nombre de sens impliqués augmente, plus l’information sera gravée profondément.

L’association. Lorsque vous découvrez une idée nouvelle, associez-la avec des idées que vous connaissez déjà. En établissant des liens avec des données déjà stockées, on facilite l’encodage et la récupération, l’association faisant office de signal. Pour vous souvenir d’un nom, par exemple, associez-le à une particularité physique de la personne, ou à quelque chose d’autre. Plus l’association est drôle ou absurde, plus le souvenir est profondément gravé. En un mot, pensez aux personnes et aux choses que vous voulez vous rappeler.

Sans conteste, il est possible d’exercer et d’améliorer sa mémoire.

Plus on l’utilise, plus elle devient forte et ce, même avec l’âge.